Trois Concertos pour Piano de Bartok à Limoges
Opéra de Limoges
13 oct. 2026
Louis Barreau chorégraphie une pièce de danse contemporaine sur les trois concertos pour piano de Bartók, interprétée par neuf danseurs.
La chorégraphe Olga Dukhovna présente deux solos de danse contemporaine, "Swan Lake Solo" et "Crawl". Elle revisite Le Lac des cygnes et confronte breakdance et danse ukrainienne avec le danseur Uzee Rock.
Le projet "Swan Lake Solo", initialement pour 32 danseurs à Moscou, a été réadapté en solo par la chorégraphe après son annulation en 2022.
L'événement se tient le vendredi 26 mars 2027 à 19h00 au Pôle Culturel La Mégisserie à Saint-Junien.
19h
de 15 à 17 €
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Break, ballet, folklore. Olga Dukhovna mélange les genres, bouscule les codes et surprend. Deux solos dans la même soirée, une chorégraphe à découvrir.
Dans Swan Lake Solo, Dukhovna s’empare du Lac des cygnes : ce ballet que la télévision russe diffuse depuis des décennies chaque fois qu’un événement grave secoue le pays. En 2022, un projet géant de la chorégraphe tombe à l’eau : 32 danseurs, un orchestre, des chanteurs dans une grande salle à Moscou. La guerre en a décidé autrement. Alors elle reprend du début. Tout ce monde-là, elle le fait tenir dans un seul corps. Le sien. Et ce qui aurait pu être un renoncement devient quelque chose de surprenant : léger, libre et inattendu.
Puis vient Crawl, et avec lui Uzee Rock : quinze ans de breakdance au plus haut niveau mondial, un corps qui est une machine à surprendre : puissance, précision, inventivité. Dukhovna lui propose un défi : faire dialoguer le break avec le povzunets, une danse traditionnelle ukrainienne où tout se passe accroupi, au ras du sol. Deux styles que rien ne rapproche a priori, mais qui ont pourtant bien plus à se dire qu’on ne l’imaginait.
Swan Lake est un projet chorégraphique qui s’empare d’un monument classique de l’histoire de la danse : le Lac des Cygnes. Il est imaginé́ en deux volets distincts, pour créer une torsion impossible de formes, et une illusion du regard : Le premier est une commande pour une équipe de trente-deux danseurs et un orchestre dans la grande halle de GES-2 de V-A-C Fondation à Moscou. Le second est la création d’un solo issu de ce chef-d’œuvre dont l’enjeu est d’incarner avec une seule interprète l’ensemble des rôles de ce grand ballet. Une sorte de fiction bien réelle. Du corps de ballet au solo, et vice-versa, l’un des enjeux sera de découvrir quelle est l’essence même de ce ballet qui peut résister à une opposition de format.
Swan Lake est un monument de la culture de l’empire soviétique et symbole ultime de la chute de l’URSS. L’une des principales caractéristiques de Swan Lake est sa convertibilité. Au tournant du XXIe siècle, le Ballet est passé du grand art académique à la culture de masse : du Swan Lake de Matthew Bourne, à l’animation (Kimio Yabuki), en passant par Hollywood (Black Swan de Darren Aronofsky). Swan Lake a montré une capacité étonnante à se mettre à jour et à trouver une niche dans les contextes socio- culturels les plus inattendus.
Dans cette création, Olga Dukhovna poursuit son travail autour du recyclage chorégraphique : une démarche qui explore les danses anciennes en les transformant, en les déplaçant, en les décomposant, en remplissant la forme existante par d’autres sens et images. Crawl met ainsi en relation deux langages corporels : d’un côté, une danse folklorique ukrainienne ; de l’autre, l’énergie brute et codifiée du breakdance, incarnée par Uzee Rock, danseur virtuose de la scène urbaine internationale depuis une quinzaine d’années. Il ne s’agit pas de fusionner les styles ni de les faire disparaître l’un dans l’autre, mais de chercher un langage hybride, un terrain d’expérimentation où chaque vocabulaire reste identifiable tout en se laissant traverser par l’autre. Vous reconnaîtrez peut-être des pas venus du folklore ukrainien. Vous reconnaîtrez peut-être des mouvements issus du break. Mais Crawl ne cherche pas à illustrer une identité. C’est une traversée, une transformation, un geste en mouvement.
Née en Ukraine, Olga Dukhovna se forme à l’école P.A.R.T.S (Bruxelles) d’Anne Teresa De Keersmaeker puis du Centre National de Danse Contemporaine (Angers) sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Elle s’installe en France et entame une collaboration intensive avec Boris Charmatz. Elle mène en parallèle sa propre recherche.
En tant que chorégraphe, elle se situe à la croisée de courants artistiques a priori incompressibles, mais dont elle se plaît à explorer les chocs créatifs et autres collisions inattendues : d’une part un folklore ukrainien perdu, effacé par le régime soviétique, dont elle revisite les mouvements, d’autre part un héritage de la danse contemporaine qu’elle a découvert durant ses études en Belgique puis en France. De cette rencontre improbable naissent trois pièces, Korowod (2012) d’après les danses traditionnelles slaves, puis le diptyque Hopak (2024) et Crawl (2025), inspirés de l’entraînement militaire des Cosaques. Mettant à nu ces gestes ancestraux pour mieux en questionner le sens, elle les rejoue en les chargeant d’une troublante portée politique.
Opéra de Limoges
13 oct. 2026
Louis Barreau chorégraphie une pièce de danse contemporaine sur les trois concertos pour piano de Bartók, interprétée par neuf danseurs.
Pôle Culturel La Mégisserie
Du 16 au 17 oct. 2026
La pièce de danse "Guillaume & Harold" de Gaëlle Bourges s'inspire de la Tapisserie de Bayeux pour retracer la conquête de l'Angleterre. Deux danseurs proposent une relecture ludique et visuelle de l'histoire.
Maison des arts et de la danse, Centre culturel Jean Moulin
17 nov. 2026
La compagnie La Tierce présente La Contreclé, une pièce de danse contemporaine pour quatre interprètes inspirée d'un poème du XIIe siècle de Guillaume d’Aquitaine.